Retour sur mon article à propos de l’IESA multimédia

Avant de commencer la lecture de ce nouvel article, je vous invite à consulter l’article à propos de l’IESA multimédia auquel je fais explicitement référence dans le titre.

Cela fait maintenant un petit peu plus de 2 mois que l’article sur mon avis à propos de l’IESA multimédia est sorti sur mon blog. Comme vous avez pu le lire, la description que je fais de l’école est loin d’être très positive. L’article a beaucoup fait parler de lui. Beaucoup plus que ce que j’imaginais. Sans rentrer dans des stats qui n’intéressent personne mis à part moi, le blog a battu le nombre de visiteurs uniques sur une journée. Il y a eu plus de 500 visites différentes le jour de la publication de l’article (il me semble que le record précédent devait être de… 14). Et le nombre de visiteurs sur cet article ne cesse d’augmenter depuis sa publication…

Beaucoup de réactions

Au-delà de ces nombreuses visites sur l’article, vous êtes beaucoup à m’avoir contacté par mail, sur Twitter, en commentaire, et même par téléphone pour me donner votre avis, en savoir plus ou me poser des questions à propos de la formation et de l’école. J’ai essayé de répondre à tout le monde de la manière la plus honnête qu’il soit. J’ai donc décidé d’écrire un article retour dans lequel j’expose en détail tout ce qui s’est passé depuis, et où j’essaye de répondre à chacun.

Suite à la publication de l’article, j’ai immédiatement été contacté le lendemain même par le groupe Studialis qui possède de nombreuses écoles privées en France dont l’IESA multimédia. La responsable marketing/communication avait pris connaissance de mon article, l’avait lu en détail et souhaitait me rencontrer en vrai. Il faut savoir qu’en postant l’article je m’attendais évidemment à une réaction de l’administration de l’IESA multimédia, voir du directeur à la rigueur… Mais pas du groupe qui possède l’école ! Le lendemain de ce coup de fil, j’ai pu rencontrer la responsable pendant plus de 2 heures. Tout s’est enchaîné très vite !

Rencontre avec le groupe Studialis

J’ai directement accepté ce rendez-vous. J’ai immédiatement pensé que c’était une bonne chose de pouvoir en parler de vive voix et j’avais l’impression que cela allait peut-être faire bouger les choses. J’ai alors rencontré Cécile avec qui j’ai pu discuter assez longuement sur mon article, mon ressenti et l’état de l’école cette année. Ce fut très intéressant et très enrichissant. J’ai invité Thomas à se joindre à moi pour qu’il puisse lui aussi donner son avis sur l’école puisqu’il est aussi étudiant en 3ème année dans une autre spécialité.

Cécile m’a tout de suite rassuré en m’affirmant que l’objectif de ce rendez-vous n’était pas de me faire modifier ou supprimer l’article. J’ai alors compris la démarche qualité qui se cachait derrière son intervention. J’ai expliqué tout ce que j’avais à dire, tout ce que je mettais en avant dans mon article en rentrant dans les détails et ce qui à mes yeux me paraissait choquant et décevant de la part d’une école. C’est vraiment plaisant de se sentir écouté sérieusement à ce propos. J’ai pu donner de nombreux exemples : des cours au contenu douteux, l’organisation calamiteuse, les classes de cours totalement vides…

Au fur et à mesure que je donnais des détails, elle notait tout ce que je pouvais dire. J’ai appris que mon article avait fait beaucoup de bruit au sein de l’administration du groupe. J’ai réalisé que j’avais vraiment fait quelque chose d’inhabituel. Elle m’a aussi expliqué que contrairement à d’autres étudiants qui font ça après leur passage dans l’école ou qui se contentent de mettre des avis négatifs sans justification, le mien était vraiment réfléchi, justifié et intéressant à lire.

À la fin du rendez-vous, elle m’a certifié qu’elle ferait remonter mes propos du côté de Studialis mais aussi du côté de l’IESA multimédia et que des solutions allaient être prises très rapidement afin que l’année en cours ne soit pas entièrement gâchée. Je sentais qu’elle me faisait confiance et qu’elle voyait que ce que je disais était vrai. Malgré tout, je devais lui “prouver” que mon avis était partagé par l’ensemble des étudiants, chose dont j’étais persuadé après avoir récolté différents avis de différentes personnes tout au long de l’année. On s’est alors mis d’accord sur la réalisation d’une “pétition”. Même si le terme n’est peut-être pas forcément approprié, l’objectif était simplement de montrer que de nombreuses personnes étaient d’accord avec mes propos. Les étudiants voulaient du changement et ils avaient l’occasion pour une fois de montrer qu’ils étaient d’accord avec la description que je faisais de l’école à la fin du mois de mai 2017.

Un engouement collectif

En remontant en cours, et ce, durant les jours suivants, de nombreux étudiants sont venus me voir pour me dire qu’ils étaient d’accord avec mes propos. Ils avaient pris la peine de lire l’article en entier et ils approuvaient ce que je disais. Comme je le dis en début d’article, j’ai eu énormément de retours. J’avais partagé l’article sur le groupe Facebook de la promo afin de voir quelques réactions en interne. J’ai compris que je pourrai assez facilement montrer à l’école à quel point nous étions tous d’accord et tous prêts à faire changer les choses.

Commentaires sur l'article publié sur le groupe Facebook de l'IESA multimédia
Commentaires sur l’article publié sur le groupe Facebook

J’ai rapidement mis en place une pétition avec l’aide de Thomas dans laquelle j’ai fait signer toutes les personnes d’accord avec l’article écrit sur mon blog. Je n’ai eu le temps de réunir que 90 signatures environ dans le peu de temps que j’ai eu avant de rendre la pétition. Par la suite, j’ai été contacté par le directeur (évidemment au courant de toute cette histoire) et le responsable pédagogique. Thomas et moi avons été convoqués un midi pour venir exposer notre avis à propos de l’école depuis le début de l’année.

D’après le directeur, il semblerait qu’un problème de communication se soit établi au niveau de l’administration. Les différentes « plaintes » que nous avons pu soumettre tout le long de l’année n’étaient pas remontées auprès du directeur. Il nous a longuement expliqué la dure tâche qu’était de diriger une école et de reprendre l’organisation de celle-ci lorsque l’on devient le directeur. Il avoue qu’il y a eu de nombreux ratés au niveau de l’organisation des cours, des intervenants, et de la gestion des étudiants (absences, retards…).

Un réel problème de communication

Alors que dans les classes de Master, les problèmes évoqués étaient clairs, ceux en Bachelor n’étaient pas remontés et n’avait pas alerté la direction. C’est vraiment impressionnant de voir comme une si petite structure (car l’administration de l’IESA multimédia ne compte pas non plus des centaines de personnes) n’arrive pas à communiquer correctement. Ce dont nous avons retenu Thomas et moi, c’est qu’il aurait fallu réagir plus vite de notre côté et nous adresser directement à la direction plutôt qu’à l’administration qui, à l’époque, semblait bancale et submergée par les soucis présents dans les autres classes. Pour ma part, ce que je reproche à l’IESA multimédia, c’est ce manque de réactivité. On aurait vraiment pu améliorer les choses dès la première fois que nous avons été voir l’administration en janvier 2017. Il était encore largement temps !

Suite à ce premier rendez-vous, j’ai eu l’occasion de m’entretenir de nouveau avec la responsable qualité du groupe Studialis par téléphone. C’était vraiment agréable de pouvoir donner son ressenti de cette manière et de se sentir suivi. On nous a promis que des solutions seraient apportées d’ici la fin de l’année pour améliorer notre expérience au sein de l’IESA multimédia. Il est évident qu’on ne s’attendait plus à rattraper quasiment une année entière en quelques semaines.

La volonté d’améliorer les choses

Suite à ces différents entretiens, l’objectif était de quitter l’école avec un ressenti un peu meilleur que celui que l’on pouvait avoir depuis plusieurs mois. Pour être honnête, j’étais sceptique. Comme beaucoup, au fond de moi-même je pensais que tout était joué et qu’il fallait maintenant attendre la fin de l’année pour quitter cette école et passer à autre chose.

L’administration a mis en place une petite semaine de cours facultatifs à l’issue du mois de compétition en groupes. Thomas et moi avons eu l’occasion de rencontrer le directeur une dernière fois quelques jours avant cette semaine pour faire un dernier point sur les solutions apportées par l’école. Malgré ma volonté de participer à ces cours, je n’ai pas pu y aller. L’organisation était encore une fois de plus à l’image de l’école : chaotique. L’école a demandé l’avis aux étudiants pour savoir quels cours mettre en place. Je n’ai jamais reçu ce sondage, j’ai dû le réclamer à une étudiante qui elle-même l’avait récupéré à un autre étudiant. Les cours étaient fixés le vendredi de la semaine juste avant… Autant dire que de mon côté, j’avais des rendez-vous importants prévus à mon travail depuis plusieurs semaines que je ne pouvais pas annuler ! Bref… encore une déception. J’ai néanmoins pu assister à un cours du soir de 18h à 21h rien de plus.

Je reconnais donc à l’école sa volonté d’améliorer les choses… mais ce n’était pas une réussite. Sans oublier que la majorité des étudiants n’avaient clairement pas envie d’assister à une semaine supplémentaire de cours à la fin du mois de juillet. Je continue à penser que l’école a réagi trop tard et que ces cours auraient pu être mis en place plus tôt sans forcément atteindre la compétition pour juger les manques d’après la direction. Dans mon cas, je savais depuis le début que je n’avais pas eu de cours de webdesign avec cet intervenant DA qui avaient fait un cours aux étudiants en spécialité développement web…

Je me suis plusieurs fois demandé si je n’avais pas fait une erreur en venant ici, si la formation correspondait finalement à mes attentes. Je ne sais pas… La formation de « Chef de projet multimédia » est claire, c’est vrai. J’ai certainement beaucoup pris à cœur le choix de la spécialité design graphique qui pour moi n’a eu aucun sens durant toute cette année. Le chef de projet survole plusieurs domaines sans forcément les maîtriser individuellement alors que je cherchais peut-être un peu plus d’enseignement spécialisé dans la partie design graphique. C’est maintenant ce que j’attends du Master Webdesign à l’ECV Digital.

Des programmes revus en profondeur pour la rentrée 2017

Une chose est sûre, l’année 2016-2017 n’aura pas été la meilleure pour l’IESA multimédia, autant pour les étudiants que pour la direction de l’école. Nous voilà maintenant rendus à la veille de la rentrée 2017 et vous vous demandez peut-être ce que peut donner l’école à ses étudiants à compter du mois de septembre.

On nous a certifié que l’année prochaine allait être radicalement différente en tous points (et qu’il fallait être là en Master pour le voir, oui oui !). Nouveaux programmes, nouveaux intervenants recrutés, élaboration de modules en adéquation avec les nouvelles tendances numériques et technologiques. Des travaux ont même été prévus, le fameux bâtiment dont je parlais dans l’ancien article dans le quartier Bastille n’existera plus et les étudiants seront accueillis dans les locaux de Saint-Augustin et Opéra au cœur de la capitale. Ça donne envie !

Je vous invite à lire l’article en détail sur le site de l’IESA multimédia présentant les nouveautés prévues pour la rentrée 2017.

Au final, faut-il aller à l’IESA multimédia ?

Avant de me demander quelle école correspondra à nos attentes, je pense qu’il est important de demander ce que l’on souhaite réellement faire. Ce que m’a appris cette année à l’IESA multimédia (car on ressort toujours enrichi tout de même), c’est qu’il existe aujourd’hui des centaines d’alternatives pour arriver au même objectif surtout lorsqu’on habite sur Paris. Il faut se méfier de ce milieu des études supérieures et vraiment être sûr de savoir dans quoi on s’engage. C’est pour cela qu’il me semblait important d’apporter mon avis sur l’école il y a quelques mois. J’ai pu me rendre compte que nous étions beaucoup à encore chercher ce qui était le mieux pour nous. C’est logique après tout.

En ce qui concerne l’IESA multimédia (j’insiste une fois de plus, tous ces propos n’affectent que l’IESA multimédia et pas l’IESA dont je ne connais personne), il est difficile d’apporter une réponse identique à tous. Je ne pense pas que tout soit perdu et une fois de plus, ce qui nous a été présenté pour l’année prochaine donne encore envie. Cependant, même si je ne suis pas rentré dans les détails (oui, les 2 articles sont très longs et certaines anecdotes n’ont pas leur place ici), vous commencez à comprendre mon ressenti à propos de l’école et je ne ferai pas partie des étudiants en Master. Je ne souhaite pas prendre ce risque. Je souhaite vraiment le meilleur pour tous les étudiants qui intégreront l’école à tous les niveaux ainsi qu’à l’équipe dirigeante et pédagogique et aux intervenants qui je l’espère pourront transmettre un maximum de choses à tous les étudiants en soif d’apprendre !

Cet article arrive avec un peu de retard sur les évènements qui datent de fin juillet, mais il me semblait important pour moi d’y revenir une dernière fois pour vous expliquer ce qui s’était passé et ainsi répondre aux nombreuses personnes avec qui j’ai pu discuter et que je remercie.

C’est vraiment une expérience que je n’avais pas imaginée en arrivant ici. Je suis d’un tempérament assez discret d’habitude et je souhaite le rester. J’ai tendance à me dire que je n’ai fait qu’exprimer mon ressenti et ma déception à un moment de la vie où il me semble vital de faire bouger les choses de temps en temps. Et ça fait du bien de se sentir écouté. Comme toute expérience, on en ressort « grandi ». J’attends de voir ce que donneront mes deux années à l’ECV Digital.

Remerciements

Je profite de ces dernières lignes pour remercier différentes personnes. Merci à Thomas qui m’a soutenu et accompagné tout au long de mes démarches. Merci à Cécile Reghezza d’être rentré en contact avec moi pour tenter d’améliorer les choses. Merci à Baya et Agathe qui m’ont permis de faire passer le mot dans leurs classes respectives de Bachelor et Master. Merci à Gregory Nédélec qui m’a accompagné lui aussi et qui était d’accord avec l’ensemble de mes propos. Merci à Céline Crespin, Virginie Paganelli, Cécile Martin, Bruno Sarezinski et John-Edwin Graf qui ont été vraiment des intervenants intéressants, à l’écoute et avec des cours structurés contrairement à d’autres. Je ne sais pas s’ils passeront par ici un jour, mais ce sont des personnes comme elles qui donnent envie d’aller apprendre et d’écouter leurs expériences. Enfin, merci à Stéphane Tavard, directeur de l’IESA multimédia, et Erminio Porcu, responsable pédagogique, de nous avoir reçus et écoutés avec Thomas.

Une page se tourne désormais, il ne manque plus qu’à passer les derniers examens dans quelques semaines pour valider mon titre et ainsi espérer être diplômé de l’IESA multimédia malgré tout !

Image de couverture : présentation finale des Bachelors 3 en juillet 2017.

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